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	<title>Association l&#039;Eléphant Blanc </title>
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	<description>Aider les enfants à grandir c’est lutter contre la pauvreté au Cambodge</description>
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		<title>Entre Kampot et Phnom Penh</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Nov 2012 10:59:00 +0000</pubDate>
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<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">Les écouteurs du walkman plantés dans mes oreilles, le net-book sur les genoux j’essaie de me caler tant bien que mal alors que le bus me ramène de Kampot à Phnom Penh ; c’est un cocktail inédit qui s’invente au rythme des tableaux verts qui défilent. Au-dessus du chauffeur toujours un écran, pour la première fois depuis un mois et demi de vadrouille, d’itinéraires avec la Soria compagnie, voilà qu’on a droit à « Titanic » en version Khmer. Alors que j’écoute Mozart et l’andante K467II, le bus évite les ornières, les nids de poule, parfois freine sérieux lorsque vaches ou buffles traversent. Tous ces mouvements forment une houle qui mêlée aux notes du piano me donne envie de sourire, l’instant est </span><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">plus rigolo qu’insolite.<span id="more-111"></span> Cet andante de Mozart a servi de générique pendant plus de trente ans pour une célèbre émission de France Inter, je l’ai tant de fois entendu et jamais ne m’en suis lassé. Lorsque je quittais Saint-Christoly après mon service de nuit au journal Sud-Ouest, aussitôt sorti du parking j’écoutais Macha Béranger sur la route du retour, je me régalais des histoires des sans sommeil, là aussi j’avais droit à des mélanges délicieux savamment offerts par la voix de Macha et son timbre de fumeuse,  entre wash-board et vieux sax fatigué, le tout ponctué par le clac si particulier de son Dupont à chaque cigarette qu’elle allumait. « Allô Macha » était mon petit concert de blues en guise de retour au bercail. Toujours Titanic au-dessus du chauffeur, et dans mes oreilles Youn Sun Nah et ses élégantes  « favorite things », il me semble regarder les gestes d’une danseuse. D’ici quelques instants le bus devrait faire une pause.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">Vingt-minutes d’arrêt sont les bienvenues, on y mange souvent bien dans ces petites halles en bord de route, pour le coup c’était une soupe au bœuf, parfumée comme il faut sur laquelle j’ai versé quelques gouttes de citron vert. Le thé chaud est déjà posé sur la table, on vous amène un  verre rempli de glaçon dans lequel on le verse. 5000 riels, un petit peu plus d’un dollar. Au-dessus du chauffeur c’est devenu la catastrophe, le bateau coule, les passagers paniquent, en khmer c’est encore plus difficile d’y croire. C’est reparti, encore une heure et demie de route, de paysages et de coups de klaxon. Les contreforts du Bokor ont laissé place aux rizières, novembre est la période où l’on récolte le riz.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">Mon ami Chico n’aura fait qu’une brève étape à Kampot, il sera allé saluer pèr</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">e et mère puis reparti vers le Ratanakiri retrouver sa femme et sa fille. Nous n’avons pu nous dire au-revoir ce coups-là, j’attendrai janvier pour le retrouver. </span></p>
<p><a href="http://p6.storage.canalblog.com/64/73/1053141/81127176_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="loloh" src="http://p6.storage.canalblog.com/64/73/1053141/81127176_p.jpg" width="450" height="450" border="0" /></a></p>
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		<title>Quatre-vingt-dix minutes</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 11:01:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[artistes khmers]]></category>

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<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">En bas de l’appartement habite le propriétaire. Il gare sa voiture dans un long couloir derrière un portail vert gardé jour et nuit par un jeune khmer, la nuit on fait en sorte de ne pas le réveiller… Le proprio a un ventre gros comme son portefeuille, la journée il relève sa chemise et laisse à l’air son centre du monde. Il a une famille, ainsi qu’une bonne à tout faire. Cette jeune Cosette, je ne saurais lui donner un âge, disons entre 18 et 22 ans. Son visage n’a pas de joie, elle brosse, lave, cuisine, je la sens triste et il y a de quoi. Lui possède un gros quatre-quatre qu’elle astique, un Lexus qui n’a jamais vu la moindre flaque de boue, encore moins les chemins de terre. C’est ainsi, l’appart du bas  possède un sens interdit, on n’approche pas, on ne fait que passer et régler le loyer. La bonne ne semble pas connaître les courants d’air pourtant ils circulent dans ce couloir.<span id="more-112"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Il n’y a pas une réalité mais que des nuances affichées ou cachées, étouffées ou proclamées, rien n’est vraiment comme on le pense et on se méprendrait à vouloir affirmer haut et fort qu’untel est comme ça, que le monde est ainsi. Non, le vent ne souffle jamais de la même manière, il peut contourner à sa guise les contours dessinés par notre orgueil.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Sopheak et Pov ne le savent pas mais sur eux ce vent s’est posé, il les a entouré silencieusement. Ils ne s’en doutent pas mais leurs vies a changé soudainement, ils sont passé d’un rythme d’orphelins à celui de musiciens, les deux se conjuguent aujourd’hui grâce à dame Fortune, celle qui comme le Tarot l’indique signifie que la « roue tourne », que la vie est ainsi et pas autrement. Qu’un jour celui qui est en haut se retrouve en bas.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Patrick Kersalé fait partie du vent, jamais là on où pourrait l’attendre, un jour dans les contrées de Katmandou un autre en Afrique, aujourd’hui à Phnom Penh, demain… Son sourire ne le dit pas, mais ses yeux le savent. A l’entendre on ne sait pas vraiment ce qu’il fait et pourquoi, on y lit bien son enthousiasme, son amour pour le savoir et sa transmission, mais au contact de l’homme ces préjugés s’effacent et laissent une trace de pas dans un chemin de terre rouge. Patrick est ethnomusicologue. Je l’ai rencontré peu de temps après mon arrivée à Phnom Penh. J’ai découvert un homme passionné et discret, un trait de caractère commun aux êtres hors du commun. Dernièrement il a étudié les bas-reliefs d’Angkor, y a relevé les scènes où les instruments étaient présents et s’est mis à imaginer un scénario où l’instrumentarium serait reconstitué pour dire aux enfants du Royaume que le vent souffle de la même manière depuis des siècles, qu’il suffit d’ouvrir son cœur et de vivre la rencontre, celle de la musique et de l’homme par-delà les frontières, que celle-ci grave l’Histoire ici et là, qu’à Phnom Penh on n’échappe pas à cette règle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Sopheak et Pov vivent à l’orphelinat de Kien Kleang, tous deux sont de jeunes adolescents qui possèdent ce don de faire de la musique, d’en comprendre les arcanes sonores. La rencontre avec Patrick a été déterminante ; Patrick ayant reconstitué les instruments il avait besoin de musiciens et naturellement ces deux poulbots se sont révélé êtres de belles âmes sensibles, prêtes à relever de nombreux défis. Avant-hier soir, à l’Institut français de Phnom Penh Patrick tenait conférence en présence d’un auditoire majoritairement khmer et la venue d’un membre du gouvernement a donné à l’instant une solennité certaine.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">J’ai posé ma moto au parking, ici on « confie » sa moto, un chargé du parking vous agrafe un ticket à la branche du rétro et vous la gare en toute sécurité. Le boss qui tient ce petit métier attendait le client en remuant le bras droit d’une manière qui ne m’a pas laissé indifférent, un geste que je connais bien. Une fois la moto garée je lui dis « pétanque ? », yes ! Une petite discussion en anglais gascon, en français et en khmer nous a permis de nous comprendre, de dire les mots « carreaux », « Obut-JB », « cochonnet »… J’ai compris qu’il faisait partie d’un club au stade olympique et en souriant je me suis dirigé vers la foule.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Nos petits gavroches derrière le rideau rouge, Patrick au micro, les instruments au milieu de la scène et quatre-vingt-dix minutes où images, explications, dialogues avec le public se sont enchaîné, illustrés par les interventions musicales de nos jeunes artistes. Cet événement sera imprimé, diffusé sur les chaînes de télé, sur les radios. Sopheak et Pov seront des vedettes à Kien Kleang et dans leurs villages. Quatre-vingt-dix minutes déposées par le vent, pour que demain les destins s’amusent à nous perdre. Qu’il en est ainsi et que c’est bon de s’y soumettre humblement, d’aimer le jeu de la vie et d’y participer. « Chico » le sait bien, lui l’ami des amis, mais c’est une autre histoire…sop</span></p>
<p><a href="http://p0.storage.canalblog.com/07/43/1053141/81330480_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="sop" src="http://p0.storage.canalblog.com/07/43/1053141/81330480_p.jpg" width="600" height="600" border="0" /></a></p>
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		<title>Dans les bras d&#8217;un papa</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Nov 2012 19:57:00 +0000</pubDate>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://p3.storage.canalblog.com/32/65/1053141/80890746_o.jpg" target="_blank"><img alt="lolo" src="http://p3.storage.canalblog.com/32/65/1053141/80890746_p.jpg" width="300" height="300" border="0" /></a></p>
<p align="center"><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">C’est Christian Bobin qui le dit : « Ecrire c’est ne rien oublier de ce que le monde oublie ».</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">Le temps creuse son lit et les petits cailloux brillent par millier. Je comprends les Japonais et l’amour qu’ils portent à leurs jardins, minéral et végétal s’unissent pour notre bien-être. Ici mes jardins sont les cafés on l’aura compris, ma dose quotidienne je la réclame, la proclame, oui les bistrots et autres troquets, petits bouis-bouis sont mes sujets, je les honore chaque jour de ma présence, les salue, les respecte, les aime.<span id="more-113"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">Ce matin après avoir déposé Flora à René-Descartes, juste après une accélération dans un virage en entamant une longue ligne droite, longue comme un poème sur lequel on s’étend, j’ai pensé à cela. Au temps qui s’ouvre. Vivre ainsi procure un sentiment étrange. Alors que tout au loin le boulevard s’échappe, je comprends que ce que je m’offre n’est rien d’autre que le plaisir de contempler l’espace de ma vie, que chaque instant donne naissance à d’autres, qu’il me semble pouvoir ainsi prolonger cette ivresse comme lorsque l’on entrouvre une fenêtre pour laisser passer un courant d’air et qu’enfin on décide d’ouvrir la porte principale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">Qu’on se rapproche en silence, qu’on colle au plus près tout en étant ailleurs, un sentiment de perspective, une vraie 3D. La découverte est réelle, elle devient rencontre, paroles, écoute. Désirs. Le monument de l’Indépendance est tout près avec son virage serré comme sur un circuit, je me penche pour mieux l’épouser et remet les gaz à la sortie. Il ne me reste qu’un bout de chemin pour revenir à moi…</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">Ce soir on a dîné avec Sylvia, c’était son anniversaire. On lui a offert le livre « le Rivage de Kafka », un périple imaginaire où l’auteur Murakami fait parler des chats, où la bibliothèque est une maison vaste. Un petit tableau sans cadre.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">A 19 heures pétantes on était au restaurant l’Orchidée, c’était la première fois qu’on se faisait un menu à 15 dollars… Une quarantaine de convives était rassemblés dont une bonne partie de sang royal, c’est un peu comme les cafés ce genre de soirée, on ne connaît personne, on se faufile, salue, on peut même embrasser. Un chanteur sur une bande son anime le restaurant en reprenant des standards, dans un coin mal éclairé une balancelle qui s’efface, là aussi cette vie désuète a du charme. On reste juste à la surface, parfois on plonge dans un dialogue le temps d’écrire ce que l’on veut montrer. Des scénettes  qui pourraient aussi bien se dérouler sur une route du Mexique ou sous les néons de nulle part.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">Juste un petit vertige en somme, « la part des anges ». En rester là ne suffirait-il pas finalement ? Doucement ces mouvements de vie, ces tourbillons au milieu des cailloux dorés s’échappent derrière un voile tendu, les mots sonores s’éloignent. Un petit enfant dans les bras de son papa, un papa qui nous soulève du fauteuil et nous dépose tendrement dans un lit. Tout s’efface et redevient une toile blanche, c’est là que j’entends des notes, un air de flûte, que je ferme les yeux.</span></p>
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		<title>Les cafés de Phnom Penh</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Nov 2012 17:56:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[pensée phnom penh]]></category>

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<p> Le quartier du marché russe à Phnom Penh n’est pas vraiment apprécié par l’expat moyen, il le trouve loin de tout, trop éloigné des petits repères occidentaux situés autour du palais. Pourtant c’est là que se trouvent des petites perles comme le café où je suis, à l’angle d’un carrefour.... <a class="continue-reading-link" href="http://www.elephantblanc-cambodge.com/impressions/les-cafes-de-phnom-penh/"></a></p>
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<p> <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Le quartier du marché russe à Phnom Penh n’est pas vraiment apprécié par l’expat moyen, il le trouve loin de tout, trop éloigné des petits repères occidentaux situés autour du palais. Pourtant c’est là que se trouvent des petites perles comme le café où je suis, à l’angle d’un carrefour. Et c’est dans ce quartier que les loyers sont les moins chers, on peut dégoter une petite maison pour 250 dollars par mois, parfois en-dessous. Le marché lui est un grand rectangle plat couvert de tôles où les marchands vivent et font des affaires. L’expat y va à l’occasion lorsqu’il a une idée bien en tête, il trouvera chaussure à son pied mais s’en ira vite.<span id="more-114"></span></span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">J’aime trouver dans Phnom Penh des cafés où l’inspiration se mêle aux murs, au mobilier, à l’air qui circule, et des gargotes il en regorge, je pourrais passer ma vie dans les cafés ; c’est Jacques Gaillot qui a dit un jour que s’il n’était pas devenu prêtre il aurait tenu un café. Un troquet c’est un écritoire géant.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Là je repense à Sihanoukville et à Valmont. Anciennement la ville était appelée Kompong Som, « port agréable » en khmer. Donnant sur le golf de Thaïlande, cette cité balnéaire attire les touristes en tout genre, les plages du nord sont des lupanars où les transats accueillent les barangs de tous poils… Heureusement Valton n’en fait pas parti, d’ailleurs son lieu à lui c’est en bordure d’un boulevard qui sépare son établissement de la plage, une longue promenade borde celle-ci et à part cette enclave gauloise seules les familles cambodgiennes y viennent et lorsque la journée s’étire ils se retrouvent, c’est leur « paséo » à eux.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Valton quitte sa Lorraine natale à 18 ans et part s’installer à Antibes, il fera carrière au milieu des fourneaux, à cuisiner, à tenir des restos et à s’ennuyer d’une France qu’il ne reconnaît plus. « Rien à foutre, j’en avais marre, j’ai mis les voiles », et depuis huit ans il vit  à Sihanouk, poursuivant sa passion pour la cuisine. Il tient une guest qu’il aurait pu appeler les Copains d’abord, un autre visage du Cambodge entre Pagnol et Guédiguian. C’est chez lui que se retrouvent ses potes retraités, ensemble ils écument leurs vies. Ce soir-là c’est autour d’une partie de belote qu’ils refont le monde, racontent leurs histoires de filles cambodgiennes avec qui les rayons du soleil sont plus doux, des instantanés où l’élégance du  verbe côtoie une belle sincérité. Car nous sommes loin des rues chaudes de Phnom Penh où l’expat moite cherche sur la peau des jeunes filles un chemin éphémère, ici pas question de vouloir jouer au passé, mais l’envie de gravir une fois encore le piémont du désir. Les compagnes s’amusent entre elles, rigolent et donnent à ces moment un goût sucré salé unique, un vrai « Marius et Jeannette » au pays du sourire…</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Ce soir-là, après la partie de cartes, ils se retrouvent à table, juste avant un couple débarque dans de chaudes embrassades, Valdon serre dans ses bras son copain qui vient juste d’être opéré d’un cancer, plus de voix, une ardoise et un feutre en guise de parole. Chemise et short militaires, les cheveux courts. J’entends sa femme raconter les chimio, son rétablissement, qu’il ne peut plus fumer de l’herbe, que maintenant il en prend en infusion. Là-dessus les Ricard arrivent, le patron met de la musique, je reconnais Phil Collins. A table le couscous séduit tout le monde, les rires complices glissent dans la nuit.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Je n’ai aimé Sihanoukville que grâce à Valdon, à cette diapositive que l’on regarde à contre-jour. Il n’y a pas qu’au Cambodge que des Français choisissent d’y passer des jours paisibles loin des contraintes liées à des porte-monnaie toujours plus légers, d’autres pays forment une cohorte où s’inversent les rôles des flux migratoires… Phil Collins laisse la place à « N’oubliez jamais » de Joe Cocker, j’imagine qu’un pousse-café sera servi juste avant qu’ils partent danser quelque part.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Les cafés de Phnom Penh sont partout, le jeu est à chaque fois d’en découvrir de plus en plus surprenants, on peut y passer des jours entiers tant la ville est étendue, secrète. A ma manière je suis un Valdon posant sa moto au hasard des trottoirs, des lumières et des ombres, de ce mouvement de tango qui m’enlace à la recherche d’un petit coin tranquille. J’aimerais ainsi parcourir le monde sur le coin d’une table. Je pose la plume constate qu’il est déjà tard, qu’il me faut alors reprendre les boulevards devenus plus légers. Attendre peut-être demain et continuer de découvrir, encore et toujours.</span></p>
<p><a href="http://p1.storage.canalblog.com/11/37/1053141/80857537_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="lolo" src="http://p1.storage.canalblog.com/11/37/1053141/80857537_p.jpg" width="600" height="338" border="0" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"> </span></p>
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		<title>Apov</title>
		<link>http://www.elephantblanc-cambodge.com/impressions/apov/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Nov 2012 12:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[elephantblanc]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Impressions]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>%%POSTLINK%<br />
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<p> Siem Reap c’est avant tout la Lovely guest house. Et Apov. Ce jour-là, l’employé de Marion et de Nancy nous emmène hors de la ville, à une trentaine de kilomètres. On va chez lui. Rapidement on se retrouve sur la route en direction de Phnom Penh et déjà la campagne s’annonce... <a class="continue-reading-link" href="http://www.elephantblanc-cambodge.com/impressions/apov/"></a></p>
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<div class="articlebody" itemprop="articleBody">
<p> <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Siem Reap c’est avant tout la Lovely guest house. Et Apov. </span><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Ce jour-là, l’employé de Marion et de Nancy nous emmène hors de la ville, à une trentaine de kilomètres. On va chez lui. Rapidement on se retrouve sur la route en direction de Phnom Penh et déjà la campagne s’annonce tout autour.<span id="more-115"></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Apov travaille à la Lovely et son job consiste à promener les clients, leur faire découvrir un coucher de soleil au Bayon dans les ruines d’Angkor, les amener en ville ou les accueillir au terminus de la compagnie Soria. Ses jours s’écrivent entre son job à la guest house, </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"> son chez lui et sa culture de riz.</span></p>
<p align="center">
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">La route est toute droite, une succession de tableaux jonche celle-ci, ici un troupeau de buffle, là des vendeurs d’essence, et partant de chaque côté des chemins de terre rouge conduisant à des maisons sur pilotis.</span></p>
<p><a href="http://p5.storage.canalblog.com/51/66/1053141/80718297_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="apov" src="http://p5.storage.canalblog.com/51/66/1053141/80718297_p.jpg" width="450" height="253" border="0" /></a></p>
<p><a href="http://p3.storage.canalblog.com/32/59/1053141/80718382_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="apov 2" src="http://p3.storage.canalblog.com/32/59/1053141/80718382_p.jpg" width="450" height="253" border="0" /></a></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Je ne peux m’empêcher de penser au Lot-et-Garonne de mon père. Quoiqu’on en dise la campagne au bout du monde est une histoire qui se ressemble, les gestes et les ombres ne varient guère, seuls les horloges diffèrent, mais qu’est-ce que le temps lorsqu’il s’agit de vivre avec la terre ? Le terrain et la maison d’Apov se révèlent doucement en franchissant un fossé. Le soleil frappe derrière un rideau de ciel tendu tout là-haut. Il s’avance et nous montre le chemin ; sa maison est toute récente, il a récupéré tout ce qui pouvait être utile sur l’ancienne. Puis il a mis un peu d’argent pour l’élever et lui donner une raison d’exister.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://p3.storage.canalblog.com/37/71/1053141/80718393_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="apov 3" src="http://p3.storage.canalblog.com/37/71/1053141/80718393_p.jpg" width="450" height="253" border="0" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://p0.storage.canalblog.com/02/14/1053141/80718396_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="apov 4" src="http://p0.storage.canalblog.com/02/14/1053141/80718396_p.jpg" width="450" height="450" border="0" /></a></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Apov nous présente sa mère, elle a la tête rasée des veuves, porte sur l’épaule un krama. Ses yeux sont ceux d’une vieille dame qui a connu la vie, ses silences ponctués de quelques phrases courtes lui donnent une expression de sagesse, un calme qui vous sourit.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://p3.storage.canalblog.com/30/04/1053141/80718400_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="apov 5" src="http://p3.storage.canalblog.com/30/04/1053141/80718400_p.jpg" width="253" height="450" border="0" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://p7.storage.canalblog.com/70/39/1053141/80718405_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="apov 6" src="http://p7.storage.canalblog.com/70/39/1053141/80718405_p.jpg" width="253" height="450" border="0" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">Les ombres s’installent tout autour, poules, chiens, chats participent. On mangera du riz et des tout petits crabes. On s’étirera dans des hamacs au-dessus de la terre et glisser dans l’air.</span></p>
<p style="text-align: center;">
<p><a href="http://p9.storage.canalblog.com/90/31/1053141/80718966_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="apov 7" src="http://p9.storage.canalblog.com/90/31/1053141/80718966_p.jpg" width="300" height="169" border="0" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">Sa vie est ainsi, un tuktuk et quelques grains de riz.</span></p>
<p><a href="http://p4.storage.canalblog.com/47/16/1053141/80719104_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="apov 8" src="http://p4.storage.canalblog.com/47/16/1053141/80719104_p.jpg" width="300" height="169" border="0" /></a></p>
<p><a href="http://p8.storage.canalblog.com/85/04/1053141/80718850_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="apov 9" src="http://p8.storage.canalblog.com/85/04/1053141/80718850_p.jpg" width="421" height="421" border="0" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Balades &#171;&#160;phnom penhoises&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.elephantblanc-cambodge.com/impressions/balades-phnom-penhoises/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Nov 2012 18:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[elephantblanc]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Impressions]]></category>
		<category><![CDATA[cambodge]]></category>
		<category><![CDATA[phnom penh]]></category>

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<p>&#160; &#171;&#160;Phnom Penh regorge de petits paradis, impasses, ruelles, petits canaux silencieux donnent au voyageur que je suis des moments de gr&#226;ce&#8230; On pense se trouver dans un quartier o&#249; les immeubles surgissent, o&#249; les 4&#215;4 rugissent d&#8217;une arrogance diabolique, mais il existe de part et d&#8217;autres des boulevards des... <a class="continue-reading-link" href="http://www.elephantblanc-cambodge.com/impressions/balades-phnom-penhoises/"></a></p>
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<div class="articlebody" itemprop="articleBody">
<div><span style="line-height: 17px; background-color: #ffffff;"><span style="color: #4f6128; font-family: Courier New;">&nbsp;</span></span></div>
<div id="yui_3_7_2_1_1351880703962_383"><span style="line-height: 17px; background-color: #ffffff; font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"><span style="color: #4f6128;">&laquo;&nbsp;Phnom Penh regorge de petits paradis, impasses, ruelles, petits canaux silencieux donnent au voyageur que je suis des moments de gr&acirc;ce&#8230; On pense se trouver dans un quartier o&ugrave; les immeubles surgissent, o&ugrave; les 4&#215;4 rugissent d&rsquo;une arrogance diabolique, mais il existe de part et d&rsquo;autres des boulevards des pochettes surprises, coinc&eacute; entre le jouet et le bonbon un petit carat &agrave; polir, &agrave; aimer. L&rsquo;air s&rsquo;y faufile entre les rires des enfants, les familles s&rsquo;activent &agrave; la cuisine, nettoient les trottoirs, les petits m&eacute;tiers y sont l&eacute;gion. Ces petits fils hors du temps h&eacute;las ne r&eacute;sisteront pas &agrave; l&rsquo;app&eacute;tit que poss&egrave;de l&rsquo;ogre aux poches gonfl&eacute;es de billets verts&#8230; De gr&acirc;ce, de gr&acirc;ce monsieur le promoteur&#8230;&nbsp;&raquo;</span></span></div>
<div><span style="line-height: 17px; background-color: #ffffff; font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"><span style="line-height: 17px; background-color: #ffffff; font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"><span style="color: #4f6128;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://p2.storage.canalblog.com/28/07/1053141/80673203_o.jpg" target="_blank"><img src="http://p2.storage.canalblog.com/28/07/1053141/80673203_p.jpg" alt="P1030973" width="338" height="600" border="0"></a></p>
<p><span style="line-height: 17px; background-color: #ffffff; font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"><span style="color: #4f6128;"></span></span></div>
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		<title>Kien Khleang orphanage center</title>
		<link>http://www.elephantblanc-cambodge.com/autour-des-elephanteaux/kien-khleang-orphanage-center/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Oct 2012 16:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[elephantblanc]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour des éléphanteaux]]></category>
		<category><![CDATA[Impressions]]></category>
		<category><![CDATA[kien khleang]]></category>
		<category><![CDATA[orphelinat cambodge]]></category>
		<category><![CDATA[orphelinat phnom penh]]></category>

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<p>L’orphelinat de Kien Khleang se situe sur la rive droite du Tonlé Sap, ce long fleuve qui flirte avec le Mékong. Pour s’y rendre il faut traverser le pont Japonais, offert par ces derniers et baptisé pont de l’amitié Cambodge-Japon en 1990.i Ironie du sort, actuellement un nouveau pont est en... <a class="continue-reading-link" href="http://www.elephantblanc-cambodge.com/autour-des-elephanteaux/kien-khleang-orphanage-center/"></a></p>
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<div class="articlebody" itemprop="articleBody">
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino;">L’orphelinat de Kien Khleang se situe sur la rive droite du Tonlé Sap, ce long fleuve qui flirte avec le Mékong. Pour s’y rendre il faut traverser le pont Japonais, offert par ces derniers et baptisé pont de l’amitié Cambodge-Japon en 1990.i Ironie du sort, actuellement un nouveau pont est en train de voir le jour, cette fois-ci mis en œuvre par les Chinois… Sitôt le pont traversé il faut virer à gauche et longer le fleuve, emprunter une route en terre rouge pendant un bon kilomètre, nous sommes sur la presqu’île de Chroy Changvar.</span></p>
<p><span id="more-118"></span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">  On tombe alors sur un ancien couvent où cloître et église ont bravé le temps et la guerre, que beaucoup aujourd’hui espèrent voir tenir tête aux appétits de la finance et d’un immobilier ne cessant de croître. L’endroit a un charme désuet d’ocre et de fissures, de coulures mêlées à la végétation. On peut se prendre au jeu du passé, imaginer le temps où la célèbre tante Jeanne, débarquée de sa Bourgogne natale au début du XXe siècle, remplissait la mission qu’elle s’était octroyée à l’âge de 60 ans…</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"> C’est dans ce lieu chargé qu’aujourd’hui vit une autre communauté, faite d’enfants et de vieillards. Le couvent abrite maintenant bien autre chose qu’un orphelinat. Je me souviens d’en avoir parlé à un collègue de travail après mon séjour en juillet dernier, il était étonné qu’il existe encore, presqu’un demi-siècle après le génocide, de tels lieux. Sur le coup je n’avais pas su quoi répondre.</span></p>
<p><a href="http://p6.storage.canalblog.com/61/43/1053141/80468525_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="P1030650" src="http://p6.storage.canalblog.com/61/43/1053141/80468525_p.jpg" width="450" height="450" border="0" /></a></p>
<p><a href="http://p3.storage.canalblog.com/36/16/1053141/80468538_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="P1030293" src="http://p3.storage.canalblog.com/36/16/1053141/80468538_p.jpg" width="450" height="253" border="0" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">La pauvreté est telle dans ce pays où sur l’échelle des malheurs il se situe à la septième marche, que toutes les solutions sont mise en œuvre. De nos jours ces «orphelinats » ressemblent plus à des lieux où cohabitent un pensionnat et une maison de retraite, accueillant ainsi ceux et celles que la vie chavire. Nombre de famille ne peuvent subvenir à l’éducation, aux soins élémentaires de leur progéniture. Il en va ainsi pour tous ces poulbots. Selon les estimations gouvernementales, « seuls » 26 % des enfants ont perdu leurs deux parents. Au bal des démunis, les anciens sont assis sur les bancs et regardent les rires graver le temps. Les vieux et les vieilles qui n’ont plus toute leurs têtes et qui plus est vivent dans les grandes métropoles ne trouvent plus refuge dans les pagodes alors qu’à </span><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">la campagne la solidarité bat son plein. Ici à Phnom Penh c’est à Kien Khleang qu’ils viennent finir leurs jours. En France, pays placé je ne sais où sur je ne sais quelle échelle, les vieux atterrissent aussi dans ces fameux Sonacotra initialement nommés foyers pour jeunes travailleurs…</span></p>
<p><a href="http://p1.storage.canalblog.com/11/36/1053141/80468600_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="P1030640" src="http://p1.storage.canalblog.com/11/36/1053141/80468600_p.jpg" width="253" height="450" border="0" /></a></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"> Mais j’oubliais tante Jeanne qui a du quitté ce joli lieu, le cœur brisé par la cruauté humaine, à ses larmes enlaçant des au-revoir déchirants. Que penserait-elle aujourd’hui ?</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"> Je n’ai toujours pas la réponse… Kien Khleang semble figé dans le creux d’une histoire qui semble piétiner. Seuls les regards échappent au destin qui se joue comme autant de papillons qui s’envolent alors que le jour paraît.</span></p>
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		<title>Les petits rubans noirs</title>
		<link>http://www.elephantblanc-cambodge.com/cambodge-2/les-petits-rubans-noirs/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Oct 2012 16:49:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[elephantblanc]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cambodge]]></category>
		<category><![CDATA[cambodge]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Impressions]]></category>
		<category><![CDATA[norodom]]></category>
		<category><![CDATA[sihanouk]]></category>

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<p>    J’ai quitté l’appartement en ce début d’après-midi sans vraiment savoir ce que j’allais faire, j’avais seulement l’intention de poser mon regard derrière l’objectif, de coller à mes oreilles mon walkman et de me perdre dans les rues de Phnom Penh. Une vieille habitude qui ne me quitte pas, que... <a class="continue-reading-link" href="http://www.elephantblanc-cambodge.com/cambodge-2/les-petits-rubans-noirs/"></a></p>
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<div class="articlebody" itemprop="articleBody">
<p> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">   J’ai quitté l’appartement en ce début d’après-midi sans vraiment savoir ce que j’allais faire, j’avais seulement l’intention de poser mon regard derrière l’objectif, de coller à mes oreilles mon walkman et de me perdre dans les rues de Phnom Penh. Une vieille habitude qui ne me quitte pas, que ce soit à Venise où ici, l’art de se perdre est certainement le meilleur moyen de se retrouver, de se convertir au temps qui passe, de le laisser faire son job sans d’autre motif que celui de lui obéir. D’ailleurs j’aurais dû en faire mon métier : ouvrier du temps.<span id="more-119"></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">   Me voici boulevard Sothearos. La vue d’une longue file de tuk tuk me dit qu’il se passe quelque chose de différent, puis sur ma gauche une traînée pourpre et safran, écharpe de moines filant vers le palais. L’avenue est un lieu de rassemblement où les marchands étalent lotus, encens et où une foule blanche et noire emboîte le pas des moines.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">   J’écouterai Charlie Parker une prochaine fois, un peu à regret car lui seul sait élever le temps comme personne, Bird était certainement connecté au-delà du plancher des vaches, ce qui lui a valu un séjour de six mois à l’hôpital psychiatrique de Camarillo et un titre magnifique « Relaxin’ at Camarillo » . Pour l’instant c’est un petit groupe de jeunes khmers qui m’interpellent, « hello !». Pas trop compliqué pour moi d’y répondre à mon tour. Mon anglais gascon se limitant à un usage faisant plus appel à la mémoire qu’à mes études, je n’hésite pas à me joindre à eux. Ils me demandent ce que je fais là… Je les regarde et leur réponds « je viens avec vous ! ».</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">    Tout en leur expliquant d’où je viens, ce que je fais ici au Cambodge, que ma femme et ma fille vivent à Phnom Penh pour deux ans, nous voici arrivés sur la place du Palais. « See you later ! » et hop me voici au milieu d’un théâtre, entre fumée d’encens et portraits du roi.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;"> </span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">    Depuis le 15 octobre 2012 à 2 h du matin à Pékin, Norodom Sihanouk a échangé son royaume pour celui de l’au-delà, je comprends pourquoi voilà quelques jours des petits rubans noirs ont fait leur apparition.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">    Je ne résiste pas à la tentation d’écouter l’album « Confirmation » du Bird, et de devenir un spectateur derrière l’objectif. Ce qui me marque en premier c’est la beauté des gens, des anciens. Leurs habits sont légers et blanc, je remarque des écharpes magnifiques sur les épaules. Leurs toilettes soignées donnent à leur regard une intensité rare, ils sont venus pour rendre hommage à leur roi, à Norodom Sihanouk.</span></p>
<p><a href="http://p1.storage.canalblog.com/13/68/1053141/80412146_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="P1020338" src="http://p1.storage.canalblog.com/13/68/1053141/80412146_p.jpg" width="450" height="253" border="0" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://p7.storage.canalblog.com/71/05/1053141/80412152_o.jpg" target="_blank"><img alt="P1020251" src="http://p7.storage.canalblog.com/71/05/1053141/80412152_p.jpg" width="253" height="450" border="0" /></a></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">    C’est tout un peuple qui s’est réuni et pas une bousculade, pas un énervement. Seulement le respect et le recueillement. Sur les trottoirs on brûle les bâtons d’encens au milieu des lotus, on élève les mains vers le visage comme vers le ciel en attendant que la lune vienne révéler les présages attendus. Des oiseaux sont vendus et lâchés aussitôt. A même le pavé des groupes se sont formés et prient leur roi. Les enfants suivent et s’amusent. Un petit-fils guide sa grand-mère dans la foule, un moine est incommodé par la fumée. J’apprendrais bientôt que nous étions 100 000 sur la place dont 6 000 moines.</span></p>
<p><a href="http://p7.storage.canalblog.com/70/16/1053141/80412328_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="P1020302" src="http://p7.storage.canalblog.com/70/16/1053141/80412328_p.jpg" width="300" height="169" border="0" /></a></p>
<p><a href="http://p2.storage.canalblog.com/29/70/1053141/80412333_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="P1020328(1)" src="http://p2.storage.canalblog.com/29/70/1053141/80412333_p.jpg" width="300" height="169" border="0" /></a></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Charlie Parker est né deux ans avant Norodom mais il nous a quittés le 12 mars 1955. Il meurt à New York chez une baronne à l’âge de 34 ans. Toujours en mars 1955, Sihanouk créé la surprise en abandonnant sa couronne au profit de son père Norodom Suramarit afin de mieux se consacrer à la politique. En avril de la même année, il participe à la conférence de Bandung avec Tito, Nasser, Nehru et Soekarno. Cette conférence débouchera sur la création en 1961 du Mouvement des pays non-alignés. En 1960, à la mort de son père, il ne reprend pas sa place de roi, mais celle de chef de l’Etat et laisse le trône vacant, l’institution monarchique s’incarne alors dans la personne de la reine mère Kossamak.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">    Bird lui laisse un héritage nommé Bebop.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">    Voilà bien trois heures que je circule sur cette place à photographier, à prendre aussi du son à l’aide de mon walkman, à échanger quelques paroles avec les gens, à les remercier pour la photo…</span></p>
<p><a href="http://p5.storage.canalblog.com/52/73/1053141/80412396_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="P1020465" src="http://p5.storage.canalblog.com/52/73/1053141/80412396_p.jpg" width="253" height="450" border="0" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://p3.storage.canalblog.com/37/62/1053141/80412401_o.jpg" target="_blank"><img alt="P1020297" src="http://p3.storage.canalblog.com/37/62/1053141/80412401_p.jpg" width="450" height="253" border="0" /></a></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">    Au-dessus du Toné Sap de discrets éclairs s’annoncent et disparaissent, le ciel s’offre une palette où gris et bleus se mélangent. Le temps souffle et tire sa révérence dans un coucher de soleil, poussière et flammes y dansent pour mieux l’accompagner.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://p2.storage.canalblog.com/26/25/1053141/80412650_o.jpg" target="_blank"><img alt="P1020344" src="http://p2.storage.canalblog.com/26/25/1053141/80412650_p.jpg" width="253" height="450" border="0" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">   Alors que la nuit s’invite, le palais s’illumine au son des incantations. Le quai Sisowath est un fleuve qui charrie tuk tuk, motos et autres véhicules. Des milliers de gens continuent d’affluer, les odeurs portées par l’instant ouvrent l’appétit, les cantines ambulantes s’activent et la vie se poursuit alors que déjà tout là-haut la lune brille.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://p6.storage.canalblog.com/66/41/1053141/80412572_o.jpg" target="_blank"><img alt="P1020858 - Copie" src="http://p6.storage.canalblog.com/66/41/1053141/80412572_p.jpg" width="338" height="450" border="0" /></a></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">    Il va pleuvoir sur Phnom Penh c’est le vent qui le dit. « Just friends » règle mon pas et je m’éloigne petit à petit. J’ai l’impression de quitter une maison où une fête était donnée, d’avoir dit au-revoir à mes amis et de rentrer dans l’encre de la nuit. Mais au fond de mon cœur retentit cette mélancolie, les ombres caressent mon esprit, apaisent mon âme après ce ressac tourmenté. Alors je remercie ces heures, la grâce d’un moment unique où la tendresse sur un fil tendu équilibre nos vies. Je repense à cette femme qui tout à l’heure vendait les oiseaux, je revois son visage et j’imagine s’envoler bien plus que de petites ailes mais un sourire, celui du Cambodge.</span></p>
<p><a href="http://p5.storage.canalblog.com/58/73/1053141/80412771_o.jpg" target="_blank"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" alt="P1020258(1)" src="http://p5.storage.canalblog.com/58/73/1053141/80412771_p.jpg" width="169" height="300" border="0" /></a></p>
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